Le bouffon joue à l’illusionniste
Parmi les mesures retenues (pour l’année 2012) par le gouvernement du bouffon/charlatan, on souligne :
- Une croissance de 5,5%
- Une réduction de taux de chômage jusqu’à 8%
1 -D’après nous la 1ère prévision peut se réaliser à deux conditions essentielles :
- Que l’Europe se redresse, car c’est (et de très loin) « notre » premier partenaire économique. Ce qui est peu probable en 2012
- Que le ciel soit généreux . Ce n’est pas le cas pour le moment et cela malgré les larmes du crocodile versées par le bouffon le vendredi de la prière de rogations
2 – La deuxième reste impossible. Le gouvernement du bouffon s’est certainement basé sur les « statistiques » du scribouillard Lahlimi qui prétend, contre tout entendement , que le taux de chômage au Maroc est de 9,1% en 2011, alors qu’il est de 22,9% en Espagne et de 9,8% en France, pays développés 50 fois mieux que le Maroc et pays vers lesquels les marocain-es sont prêt-es à risquer leur vie pour y travailler.
Lahlimi, qui travaille sur commande, pondent des statistiques selon certaines définitions qu’on donne aux étudiants pour les « amuser » un peu et surtout pour relativiser la fiabilités/portée des données non scientifiques, telles :
Les statistiques, c'est comme le bikini. Ce qu'elles révèlent est suggestif. Ce qu'elles dissimulent est essentiel.
[Aaron Levenstein]
Les statistiques, c’est comme des mini-jupe, elles donnent des idées mais ne dévoilent pas l’essentiel.
Le bouffon est de la classe des tartufes qui crient : « cachez moi ce sein que je ne saurais voir », tout en tripotant les généreuses poitrines, il est prêt à prendre (pour la bonne cause ) les chimères de Lahlimi pour des réalités.
Le taux de chômage au Maroc est de deux chiffres, il est structurel. La lutte pour le travail a gagné toutes les régions du Maroc. Et ce ne sont pas les apprenti-illusionnistes qui vont nous faire croire le contraire.
Le bouffon a intérêt à être plus modeste, s’il veut que certains profanes le prennent un peu au sérieux, quant aux avertis/conscients, ils sont déjà dans la rue pour le véritable changement.
Ali Fkir (18/10/2012)

