Présentation de la jeunesse de la voie démocratique

A l’occasion de la tenue de son deuxième congrès le 12, 13 et 14 Mars 2010 à Casablanca sous le mot d’ordre « un mouvement de jeunesse luttant pour la libération nationale, la démocratie et le socialisme », la jeunesse de la voie démocratique présente cette fiche qui définit le contexte de sa création, ses tâches et sa relation avec la voie démocratique.

Contexte de fondation de la JVD :

La constitution de la JVD a été le fruit de longs débats et discussions à l’intérieur de la voie démocratique. La nécessité d’organiser et d’orienter l’engagement de ses militants dans les principales luttes de la jeunesse marocaine (étudiants, chômeurs…) ainsi que la volonté de contrecarrer la tendance au vieillissement des cadres et des militants de la VD, a poussé celle-ci à prendre la décision politique de fonder une organisation de jeunesse. Le rajeunissement est, en effet, devenu une nécessité vitale pour l’avenir même du mouvement. C’est ainsi qu’en Décembre 2006, s’est tenu à Rabat le premier congrès de la JVD qui a connu la participation de plus de 300 jeunes. Ce congrès a abouti à l’élection d’une direction nationale et à l’adoption de documents traçant les objectifs et les plans d’action de la jeunesse dans ses secteurs d’intervention : la jeunesse lycéenne et estudiantine, les diplômés chômeurs, la jeunesse ouvrière et la jeunesse des quartiers populaires et des campagnes.

Les racines :

L’action au sein de la jeunesse n’est pas une nouveauté pour la Voie Démocratique. Dès les premiers débuts du mouvement marxiste léniniste marocain (M.M.L.M) et d’Ilal Amam en particulier, dont la voie démocratique est la continuité politique et idéologique, il y avait une conscience aiguë de l’importance et de la vitalité d’agir dans les multiples secteurs du mouvement de jeunesse.
En effet, le MLMM s’est constitué dans le contexte de la montée des luttes de masse et de la poussée  révolutionnaire et progressiste des années 60 et 70 à travers le monde dont la jeunesse était le fer de lance et l’avant-garde en même temps. Au Maroc, la jeunesse montrait et montre encore une grande combativité depuis le soulèvement populaire de Mars 1965 et juin 1981 à Casablanca, et celui de janvier 1984 au Rif et à Marrakech et de Décembre 1990 à Fès jusqu’aux récentes luttes populaires. La gauche radicale et révolutionnaire a joué un rôle important dans plusieurs de ces luttes. C’est pour çà que la tâche d’organiser et de diriger les luttes de la jeunesse et les lier aux luttes de la classe ouvrière et des travailleurs était et reste au centre des préoccupations de la voie démocratique et de ses militants perpétuant ainsi une authentique tradition communiste.

Organisation :

Faisant partie de la voie démocratique, la jeunesse n’est pas une organisation indépendante ou parallèle. Elle est un secteur organisé à l’intérieur de la VD. Son organisation au niveau national, régional et local est la même que celle de la VD.

Tâches et enracinement de la jeunesse :

La JVD est présente dans des secteurs importants de la jeunesse :

  • Ainsi ses militants luttent dans le mouvement estudiantin contre les politiques néolibérales et makhzéniennes dans l’enseignement et pour la réunification du mouvement des étudiants basistes et la reconstruction du syndicat des étudiant(e)s : l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM).
  • Dans le mouvement des chômeurs, la jeunesse joue un rôle de premier plan dans l’ANDCM oeuvrant pour son renforcement  et le renforcement de sa liaison avec les luttes des autres secteurs jeunes contre la politique  du Makhzen dans tous les domaines.
  • Si sa présence reste à ses débuts au sein des lycéens, ses militants luttent néanmoins pour la reconstruction du mouvement lycéen.
  • Au niveau de la jeunesse ouvrière, malgré la présence de quelques jeunes ouvriers dans la jeunesse, elle oeuvre pour la constitution des premiers noyaux ouvriers dans ce secteur.
  • La jeunesse de la voie démocratique joue aussi un rôle important dans les mouvements sociaux (altermondialisme, coordinations contre la cherté de la vie et la privatisation…) et dans l’action culturelle et la lutte pour les droits humains.

Pour renforcer son travail et son action, la jeunesse organise annuellement un camp de jeunes et des séminaires pour la formation de ses militants ainsi que des conférences nationales pour discuter des thèmes concernant ses secteurs d’interventions.
La jeunesse de la voie démocratique a été la cible des dernières vagues de répression makhzénienne (détenus du premier Mai, détenus du soulèvement de Séfrou, répression des luttes des étudiants à Marrakech et Fès…). Elle continue à chercher sérieusement à progresser dans l’organisation et l’encadrement de la jeunesse des classes populaires et la construction et l’unification du mouvement de lutte de la jeunesse de gauche contre l’impérialisme et l’autocratie.